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INTERNATIONAL

Alioune Tine libéré, le M23 appelle à une manifestation pacifique

 

Le coordonnateur du Mouvement du 23 juin (M23) est libéré hier soir, lundi 30 juin, après 48h de garde à vue à la Dic et au Commissariat central. Il déclare qu’on lui a rien reproché, même si lors de son audition à la Dic Alioune Tine reconnaît avoir répondu aux nombreuses questions des limiers.

« On ne m’a rien reproché. Je suis reparti comme je suis venu », a déclaré le coordonnateur de M 23. « Je suis bien traité à la Dic. Mais c’est la nuit au Commissariat central qui a été dure. On m’a mis dans une cellule d’une trentaine de détenus, avec des WC à ciel ouvert, de gros rats et l’odeur des urines. J’étais obligé de dormir debout. C’est la seule fausse note, ensuite ils ont réaménagé ma garde à vue », dit-il.

Le patron de la Rencontre africaine des droits de l’Homme (Raddho) soutient a déploré les conditions dans lesquelles sont mis les gardés à vue. Une situation, dit-il, qui viole la dignité des gardés à vue. Alioune Tine a remercié la France et tous ceux qui se sont mobilisés pour sa libération.

En effet, peu avant sa libération, Fatou Cama de la Radho, déclarait sur les ondes de la radio Sud Fm, que les membres de la structure que dirige Alioune Tine s’inquiètent pour leur responsable. « Nous ne savons pas où il est et dans quelles conditions il est détenu », dit-elle.

Fatou Cama indique que la Radho et les autres organisations de la société civile vont mettre sur pied un Comité pour la défense des droits d’Alioune Tine. La communauté internationale a aussi été alertée.

Par ailleurs, réagissant à cette garde à vue du patron de la Radho, le porte-parole de la présidence de la République, Serigne Mbacké Ndiaye soutient qu’Alioune Tine étant le déclarant de la manifestation du 27 janvier à l’Obélisque et qui a enregistré un mort, doit répondre puisque sa responsabilité est engagée.

Sud Quotidien

 


Au Sénégal, Alioune Tine libéré, le M23 appelle à une manifestation pacifique

 

Au Sénégal, après 48 heures passées dans les locaux de la police judiciaire, le coordinateur du M23, Alioune Tine a été libéré en fin de soirée ce lundi. L'opposant affirme être fatigué mais heureux d'être libre. Son mouvement appelle à manifester ce mardi après-midi 31 janvier, place de l’Obélisque à Dakar. L’objectif est de demander à Abdoulaye Wade de retirer sa candidature à la présidentielle du 26 février prochain.

Le M23, qui affirme défendre la Constitution, appelle à une manifestation pacifique mardi. Il est bien déterminé à mobiliser les Sénégalais, en dépit de l’arrêt rendu par le Conseil constitutionnel, qui confirme la participation d'Abdoulaye Wade à la présidentielle.

A travers cette manifestation, le Mouvement du 23 juin espère de nouveau mobiliser les Sénégalais pour contester la candidature du président. Le M23 estime que la validation de sa candidature par le Conseil constitutionnel est un « coup d’Etat constitutionnel ».

Ce mouvement se montre déterminé, mais selon Abdou Aziz Diop, le porte-parole du M23, la manifestation sera pacifique. « La place de l’Obélisque sera notre point de ralliement suite au rappel des troupes pour montrer que le mouvement est debout et qu'il ne renonce pas au combat politique en dépit de la décision du Conseil constitutionnel ».

Le M23 n’a pas déposé de demande d’autorisation de marche, et de son côté, le ministère de l’Intérieur, joint par RFI, estime que ce rassemblement n’est donc pas autorisé. Pour la présidence, cette manifestation est un appel à l’insurrection. Comme l’explique Serigne Mbacké Ndiaye, le porte-parole d’Abdoulaye Wade. « Les appels que nous entendons aujourd’hui sont des appels à l’insurrection. Nous pensons que c’est irresponsable de vouloir jeter les enfants d’autrui dans la rue, de les mettre en face des forces de l’ordre. Nous pensons que l’Etat – et nous l’avons dit et répété- s’est donné les moyens de faire régner l’ordre et la discipline dans notre pays. »

L’objectif du M23 est de pousser Wade à renoncer à sa candidature, d’ici le début de la campagne électorale prévu le 5 février.

De son côté, Serigne Mbacké Ndiaye, le porte-parole de la présidence, ne semble pas entendre ces doléances. Il a affirmé hier que l'important était d'avoir une élection présidentielle « transparente » en février, pas d'être « candidat ».

Réagissant à cette situation, Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay insiste sur le respect de deux choses : le sens des responsabilités de tous les acteurs politiques sénégalais et que les règles de droit en particulier garanties par le Conseil constitutionnel le soient véritablement.

 

rfi