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Le président intérimaire crée une commission de facilitation pour régler la crise électorale
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- Published on Friday, 30 March 2012 22:51
- Written by Barrie K
Guinée-Bissau : Le président intérimaire crée une commission de facilitation pour régler la crise électorale
BISSAU (Xinhua) - Le président intérimaire de la Guinée-Bissau, Raimundo Pereira, a mis sur pied une commission de facilitation pour trouver d'ici à lundi une solution à la crise postélectorale née de la contestation des résultats proclamés du scrutin du 18 mars, a-t-on appris de source officielle.
Cette commission est composée de représentants de partis politiques, des membres de la Société Civile, et de chefs religieux, a indiqué le porte-parole de la présidence, Tcherno Kali Baldé.
La commission a été créée à l'issue d'une réunion convoquée ce jeudi par le chef de l'état intérimaire en présence les forces vives de la nation, notamment, les chefs militaires dont le chef d' état-major des armées le général Antonio Injai, les députés, la société civile, les chefs religieux, les neuf candidats au scrutin présidentiel anticipé du 18 mars.
Les résultats de la présidentielle sont contestés par un collectif de cinq candidats, dont l'ancien président Kumba Yala qui doit affronter au second tour le Premier ministre sortant Carlos Gomes Junior.
Ces candidats estiment que le scrutin a été entaché de fraudes et M. Kumba Yala (23,26% des suffrages exprimés) refuse catégoriquement de participer au second tour.
Au cours de la réunion convoquée par le président Pereira, il a aussi été question de la présence des troupes angolaises à Bissau", que dénonce l'opposition, a indiqué M. Baldé.
Selon lui, l'état-major des forces armées, trouve que la présence des 200 hommes de la Mission angolaise d'appui technique et militaire (MISSANG), qui vise à mettre en oeuvre le projet de réforme au sein des forces de sécurité et de défense en Guinée- Bissau, ne s'avère plus nécessaire.
La tension est montée d'un cran à Bissau depuis l'assassinat le 18 mars du colonel Samba Diallo, ex-chef des services de renseignements de l'armée et proche de Carlos Gomes Junior.
Selon des sources proches de la présidence, une mission conjointe de la CEDEAO et l'Union Africaine, composée des chefs d' état-major du Nigéria et de la Côte d'Ivoire, est attendue samedi en Guinée-Bissau.
BISSAU (Xinhua) - La Commission nationale électorale (CNE) a déclaré nulles et non avenues toutes les réclamations déposées par le collectif des cinq candidats, portant sur des irrégularités et fraudes lors de la présidentielle du 18 mars en Guinée-Bissau.
Au cours d'une conférence de presse, mercredi à Bissau, le président de la CNE, Desejado Lima da Costa, a expliqué ce rejet par le fait que « les irrégularités invoquées n'ont aucune incidence sur les résultats électoraux dans aucun bureau de vote, que ces irrégularités n'affectent pas les résultats obtenus à l' échelle nationale par les candidats » et que la « législation électorale n'admet pas d'annulation générale des élections » ( demandée par les contestataires).
Il a donc proclamé que les candidats ayant obtenu les meilleurs scores, à savoir, Carlos Gomes Junior et Koumba Yala Kobdé Nhanca vont disputer le second tour du scrutin le 22 Avril 2012.
Ce scrutin doit permettre de désigner le successeur du président Malam Bacai Sanha, décidé en janvier dernier.
Koumba Yala a immédiatement réagi en rejetant les résultats définitifs proclamés par la CNE parce qu'ils « son tentachés d' irrégularités » et affirmant qu'il ne participera pas au second tour.
« Le scrutin n'ayant pas été annulé comme les cinq candidats l' exigent, donc je ne participerai pas au second tour et je ne reviendrai pas sur ma décision »., a-t-il a affirmé au sortir d' une audience avec le représentant de l'Union européenne.






