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Grève illimitée au port à conteneurs de Conakry

Les salariés du port à conteneurs de Conakry, géré par le groupe français Bolloré, ont entamé vendredi une grève illimitée pour exiger de "meilleures conditions de vie et de travail" et le respect d'engagements pris par la direction, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les 400 employés du port à conteneurs ont barricadé les grilles d'entrée et chassé les expatriés africains et européens qui travaillent avec eux et n'ont pas voulu suivre la grève. Plusieurs camions qui attendaient l'ouverture du port pour charger des conteneurs, ont en outre été sommés de quitter les lieux.

"Après plusieurs mois de négociations avec la direction pour l'obtention de meilleures conditions de vie et de travail, nous avons décidé de déclencher ce mouvement qui n'est pas limité dans le temps, jusqu'à aboutissement de nos revendications", a déclaré Ibrahima Camara, un des leaders syndicaux du port.

Dans un mémorandum transmis au groupe Bolloré le 29 mars, après rupture du contrat entre le gouvernement guinéen et l'ancien gestionnaire Getma International, les travailleurs exigeaient notamment la garantie de l'emploi, la reconnaissance de l'ancienneté, le maintien de la couverture sociale à 100%, la revalorisation de primes spéciales.

Autant de revendications acceptées par le groupe Bolloré à compter du 1er avril, selon un document de la direction transmis à la presse par les grévistes.

"Alors que tout cela était acquis, nous avons été grandement surpris d'entendre hier (jeudi) au cours d'une réunion de mise en application de ces mesures qu'elles feront l'objet de discussions plus tard", a affirmé Mohamed Momo Camara, porte-parole des grévistes.

Le directeur général adjoint du Port autonome de Conakry (PAC), Sory Camara, a "regretté" une situation qui, selon lui, n'a "pas de raison d'être". "Les grévistes n'ont pas voulu continuer les négociations, ce que nous déplorons, nous les invitons à utiliser les voies légales, à accepter de s'asseoir autour d'une table pour continuer les discussions", a-t-il dit.

Agence France-Presse